Whiskyspace France 1396
3 juin 2026, 19:09:17
Ah, celui-ci me parle... On le laisse évoluer, il ne s’oublie pas pendant des décennies. Dès l’ouverture, on est accueilli par des notes de miel superposées, mais pas n’importe lesquelles. C’est très précis. En bouche, surprise : pas du tout boisé, même après tant d’années en fût. Le chêne semble s’être transformé, comme une onguent ancien. On trouve des souvenirs de Meursault, de résine de sapin. La cire d’abeille fondue et le pollen s’entrelacent. Il est même plus pâle que beaucoup de 40 ans. L’attaque est fraîche, presque une gelée de papaye, avec une pointe d’artichaut. Le finish est remarquablement long, sans aucune sécheresse. On y perçoit un écho de sirop pour la toux, mais dans le bon sens, pleinement doré. Je joue avec chaque gorgée. C’est comme retrouver une vieille actrice anglaise pleine d’élégance, dont la personnalité éclate avec le temps. Une belle pièce de chêne, intelligente et discrète.






