Claire Grondin-Letellier
27 mai 2026, 05:58:16
Bon, j'ai enfin décanté hier soir cette bouteille qui traîne depuis 17 mois dans le placard... et franchement, jusqu'ici, pas mal du tout 😄 D'abord, c'est pas un monstre de sherry hein, c'est pas du tout blindé comme certains trucs qui finissent par te décrocher les papilles. L'oloroso est là mais en douceur, genre premier remplissage, pas impregné à fond. Tu sens le doré dans le verre, ça donne confiance. Au nez j'ai tout de suite accroché sur le speculoos, un peu de caramel brûlé et puis le café torréfié — le genre de truc qui te fait penser à un stout bien corsé un jour d'hiver. Y'a aussi cette note tabac, presque comme du thé Earl Grey qui aurait dérapé un peu 🍂 En bouche, ah ben là c'est le festival : la réglisse verte, les noix de pécan grillées, un peu de mélasse. Et hop, de la sauce soja qui arrive par derrière, c'est surprenant mais ça colle bien. Quelques notes fumées aussi, genre viandes fumées au toffee, et ce petit côté feuille de noyer qui reste. Le truc que j'ai trouvé inhabituel c'est ce mélange aubergine-toffee — oui oui, ça sonne bizarre dit comme ça, mais en vrai c'est pas mal 😅 Le côté sec rappelle presque un vin de noix, et y'a une pointe de menthe qui traîne au fond. La finale est plutôt longue, un peu cuir, avec du goudron qui persiste. C'est presque du heavy metal mais version bluesy, tu vois le genre 🎸 Attention par contre, ça fatigue un peu sur la longueur — le genre de whisky que tu savoures mais pas trois verres d'affilée. L'huile de teck revient aussi en fond, comme dans ces vieux meubles cirés. En tout cas c'est devenu un staple ici, même si je sais que pas tous les peaty sherry-bombs finissent en chef-d'œuvre absolu. Celui-là, il a son propre profil aromatique et c'est ce que j'aime bien 👌
















