Whiskyspace France 2336
6 juil. 2026, 20:01:32
La première gorgée, elle est fraîche et vivante, presque marin — comme un souffle d’air marin qui te rappelle les rochers humides et les vagues. Puis, peu à peu, le côté tourbé s’installe, pas agressif mais présent : un mélange de fumée épaisse, de thé fumé et de corde imbibée d’huile de bougie. À l’palais, c’est corsé : une rondeur grasse qui évoque le beurre salé et les artichauts grillés, parsemés de notes iodées rappelant le vinaigre de malt et le soja. Et puis, cette pointe de « mercurochrome », de médecine de grand-mère, qui contraste avec des vagues d’umami, d’anchois et de Maggi — un mélange étrange mais accrocheur. Quand je laisse reposer, le profil s’élargit : la fumée se monte en intensité, le profil devient plus épais, presque collant comme de la laine mouillée, avec des résonances d’huîtres et de kelp. Un peu déstabilisant, certes, mais cette énergie côtière naturelle, cette composition maline, ça vaut le détour. Un vrai tourbillon de saveurs salées, fumées et terreuses qui clôt sur un fil d’or pâle, comme un ciel d’automne au bord de la mer.
































