
Martine-Océane Gallet
26 mai 2026, 05:40:47
Franchement ce truc c’est un ovni… le nez est quasi absent, très court, à peine un soupçon de gâteau à la banane et de vanille gousse, mais vite avalé par une note de vernis, comme le vieux pot de peinture à maquettes de chez Varnish & Varnish.
En bouche ça décolle direct sur un délire hyper sale, fermentaire, avec de la banane qui tourne, des olives vertes saumâtres, du vinaigre blanc, et un côté umami-y salé qui rappelle la salicorne.
Y’a un fond de rhum douteux, presque bactérien, du dunder, de l’huile de lampe, un truc éthéré de vin de banane trop mûr.
Ça tabasse comme le riff d’Achilles Last Stand, c’est abrupt comme un sabre de samouraï, puis soudain ça devient plus rond, plus doux – une sorte d’hybride entre Predator et le chef de la France insoumise, mais en version gentille.
La finale est interminable, boisée, vernissée, avec une salinité qui persiste bien plus que les autres. J’y retrouve l’esprit d’un Hiromi au piano et ce groove à la Sakamoto, mais transposé dans un alambic chauffé au feu de bois. C’est pas jamaïcain, pas guyanien, pas trinidadien, et surtout pas fidjien – c’est un ovni superlativement sale, et j’aime ça 🤙