
Denise-Thérèse Martel
26 mai 2026, 05:20:39
Deux petits fûts de Shizuoka, un peu plus épais en bouche 🍐
L’un a cette rondeur de poire fermentée, presque comme une bière un peu trouble, avec une fumée légère en sourdine. Ça colle aux huiles, c’est plus près du wash, plus brut mais tellement sincère. L’autre est plus mûr, plus doré, vernis immédiat derrière les fruits qui dansent — la poire et le vernis, c’est un tango qui dure, très long, presque mentholé sur la fin, tabac froid.
Et là je deviens philosophique… On dirait le même souffle, la même chaleur au feu de bois, l’alambic ex-Karuizawa qui murmure pareil, et pourtant si proches et si différents. Un peu plus profond, un peu plus sale au bon sens, avec ce vernis qui revient toujours. L’eau change tout : chez l’un ça ouvre les fruits en fermentation, chez l’autre ça dépose une couche de menthol plus mentholée, moins brillante, moins immédiate.
Cet atout évident des fûts sur mesure en octaves, on le sent. Ça gagne du temps sur l’élevage, mais sans perdre cette complexité qui laisse traîner une petite fumée et un « W » mystérieux, entre vernis long et huiles persistantes. J’adore quand ça tangue entre bière fruitée et méditation.